Au décès, les biens du défunt entrent en indivision entre les héritiers. Cette situation, provisoire par nature, se prolonge parfois sur des décennies — jusqu'à devenir inextricable.
Le mécanisme
Chaque héritier détient une quote-part abstraite sur l'ensemble des biens, et non un bien déterminé. Vendre, hypothéquer ou même donner à bail suppose alors de réunir des majorités parfois difficiles à atteindre.
L'acte de notoriété
Première étape du règlement, il constate la dévolution successorale et permet aux héritiers de justifier de leur qualité auprès des banques et des administrations.
Le partage
L'acte de partage attribue à chaque héritier des lots individualisés, mettant fin à l'indivision. Il suppose un inventaire préalable et une évaluation des biens.
Le coût de l'inaction
Reporter le partage multiplie le nombre d'indivisaires à chaque génération. Une succession réglée à trois héritiers l'aurait été à quinze vingt ans plus tard.

